Les incontournables

C'est sans concertation que les membres de l'équipe de Plato ont renseigné leurs jeux préférés sur leurs fiches respectives . Découvrez ici pourquoi certains jeux nous ont plus marqués que d'autres…

 

1960 Kennedy contre Nixon

Filosofia — 2009

La joute électorale entre Kennedy et Nixon, dans les sixties débutantes, encore engluées dans les questions raciales et la guerre froide, est restituée dans toute sa férocité. Le système « card driven », habituellement réservé à des ouvrages plus lourds, ramené ici à un format très accessible, sert à merveille cet affrontement. Coups bas, enjeux stratégiques, débat, gestion des médias, crises, gestion de semaines pourries, flux et reflux des électeurs, installent une très agréable tension jusqu'au dénouement final.  [Damien]


6 qui prend

Amigo — 1994

[Hélène]


7 wonders

d'Antoine Bauza — Repos Prod — 2010

À force de jouer sans cesse aux mêmes jeux, à pousser du cube, à coloniser, à conquérir, on avait fini par se dire que tout avait été fait. C'était sans compter ce 7 wonders qui dynamite les codes et décroche le Graal : un mécanisme permettant à tout le monde de jouer simultanément, sans pause. Ajoutez à cela la profondeur du jeu et le fait qu'il s'explique en dix minutes chrono — y compris à des néophytes — et vous comprendrez pourquoi 7 wonders est devenu un classique dès après sa parution. [Didier]

[Marie]


Agricola

Ystari — 2008

[Olivier]


Carson City

de Xavier Georges — QWG — 2009

Le développement d'un jeu peut être un parcours du combattant, une longue épreuve faite de doute, de modifications, de corrections. Carson City a mis des années à nous arriver dans sa forme définitive. Et quelle forme ! Une ambiance totalement immersive qui permet aux propriétaires terriens autour de la table d'envoyer leurs sbires dégainer leurs Colts pour faire valoir la loi du plus fort. On s'y croirait ! Les chemins qui mènent à la victoire sont nombreux et il faudra savoir se faire respecter. Un jeu qui sent le cuir tanné et la poussière de la plaine. Whisky ! [Didier]


Caylus

Ystari — 2005

[John] [Stéphane V.] [Benjamin] [Jean-Jacques] [Pascal]


Cartagena

Rio Grande — 2000

[Hélène]


Chinatown

Ravensburger/Alea — 1999

[Christophe] [Jean-Jacques]


Les colons de Catane, le jeu de cartes

Kosmos — 1996

[Valérie]


Conflict of heroes, awaking the bear

Academy games — 2008

[Renaud]


Das Zepter von Zavandor

Lookout Games

[Pascal]


Dice Town

Matagot — 2009

[Lionel]


Dominion

Filosofia — 2008

[Christophe] [Marie] [Marc] [Yohann]


Dungeon twister

Asmodee — 2004

[Olivier] [Christophe]


Funkenschlag

2F — 2004

[Sophie]


Ghost stories

Repos Production — 2008

[John]


Go

domaine public — -1000

[Stéphane V.]


Hanabi & Ikebana

XII singes — 2010

[Lionel]


Horse fever

Cranio Creations — 2009

[Marc]


Imperial

Eggertspiele — 2006

[Eric]


Impérial 2030

PD Verlag — 2009

Refondu, transposé dans  une nouvelle époque, Imperial 2030 conserve toutes les qualités de son prédécesseur. Autrement dit, un assemblage de mécanismes simples produisant une grande richesse stratégique, beaucoup de fluidité, le tout au service d'une histoire amorale. La nouvelle carte, les quelques ajustements de règles, les nouveaux enjeux géostratégiques, sont très bien pensés. Même si le jeu possède maintenant deux versions, il reste unique en son genre. Une expérience de jeu dense, sombre, brutale, qui en déroutera plus d'un.  [Damien]


Junta

Pegasus Spiele — 2007

[Eric]


Kaleidos

Cocktail Games & Ystari Games — 2008

[Marc]


Kardinal und Konig

Goldsieber — 2000

Difficile de faire plus allemand que jeu de placement et de majorité de Michael Schacht. Composé de règles simples et délicieusement retorses, il paraît certes un peu « sec » mais voilà, de cette aridité finit par naître tout le sel. Des choix tendus, paraissant à chaque fois cruciaux, des hésitations, peu de possibilités de marquer des points et des grincements de dents. Tellement de grincements de dents qu'on finit par y prendre plaisir ! [Benoît]


Kingsburg

Edge — 2007

Des dés, des combinaisons, des cases, attribuant chacune un revenu, des phases, des bâtiments à construire, chacun octroyant un avantage, des adversaires à affronter et des points de victoire à collecter. Classique et disposant comme un sommet himalayen de plusieurs voies plus ou moins linéaires, plus ou moins glorieuses et plus ou moins risquées, Kingsburg possède ce charme des jeux qui ne semblent pas extraordinaires mais vers lesquels on revient avec plaisir. [Benoît]


L'âge de Pierre

Filosofia — 2008

[Jean-Jacques]


L'année du dragon

Filosofia — 2007

[Sophie]


Le Havre

Ystari — 2009

Produire du blé, du bétail, du poisson; transformer le bois en charbon, le fer en acier…  Ça fait rêver, non ? Et pourtant, Uwe Rosenberg parvient avec Le Havre, à surpasser Agricola, en articulant ces activités autour d'un choix limité de bâtiments et d'opportunités. Calculatoire, certes, mais surtout tendu, jouissif et d'une profondeur abyssale. La détermination aléatoire des bâtiments garantit une belle variété de configurations, et c'est tant mieux, car les amateurs de gestion lourde y reviendront souvent !   [Stéphane J.]

[Sophie]


Magic

Wizard of the Coast — 1993

[Yohann]


Mémoire '44

de Richard Borg — Days of Wonder — 2004

Tous les petits garçons ont joué avec des petits soldats. Ils ont recréé des conflits, imaginé des règles en grandissant, puis ont dû passer à autre chose, forcément. Avec Mémoire '44, Days of Wonder donne le prétexte idéal aux adultes pour se remettre à pousser du tank et du fantassin. Honnêtement, que celui parmi vous qui n'a jamais bruité le résultat des dés de Mémoire '44 lève la main. Quel plaisir que de replonger dans ces affrontements, de revivre ces films de guerre qui nous ont bercés étant petits. Doté d'un matériel exemplaire, d'un suivi pléthorique (que d'extensions !), voilà un incontournable très recommandable. [Didier]


Mystère à l'abbaye

Days of Wonder — 2003

[Valérie]


Naissance et apogée des empires

Edge — 2009

Cette perle, une de plus, de Martin Wallace (Brass, London, Automobile, Age of Steam…), est un jeu de civilisation / conquête articulé autour d'un très ingénieux mécanisme d'actions: les Ages sont divisés en tours A et B, où le choix des actions sera dupliqué, mais en ordre inversé.  Difficile à décrire mais terriblement efficace, ce système innovant impose aux joueurs une planification à long terme compliquée, douloureuse mais fort gratifiante… quand tout se passe comme prévu ! À essayer, ainsi que le reste de la production Wallace, dans la foulée!  [Stéphane J.]


Pickomino

Gigamic — 2005

[Renaud]


Puerto Rico

Filosofia — 2009

[Marie] [Stéphane V.] [Olivier]


Ra

Alea — 1999

[Guillaume]


Race for the galaxy

Ystari — 2007

[Lionel] [Benjamin] [Hélène]


Schotten-totten

Ass — 1999

[Guillaume]


Shogun

Queen — 2006

Attention, jeu long, long à apprivoiser et à jouer, puisque le temps d'analyse peut fortement varier selon les joueurs. Conquêtes, ravitaillement, famine, révoltes paysannes et stratégies militaires se confondent en une histoire épique, cristallisée par une tour décidant de l'issue des combats. Anticiper, attaquer, menacer et contre-attaquer. Autant de qualités réservées aux stratèges militaires que l'on retrouve dans ce jeu au thème parfaitement adapté. [Benoît]


Skull and roses

Lui-même — 2011

[Renaud]


Steam

Edge Entertainment — 2009

[John]


Stronghold

Iello — 2009

Revivre, depuis chaque camp, la sauvagerie, du siège d'une forteresse est passionnant. Outre le très beau plateau, la richesse stratégique, la proposition de mécanismes brillants (comme la gestion du temps, l'aléa des machines de siège, ou le système de points de gloire), c'est surtout pour les histoires qu'il génère qu'il nous emporte. Les moments où la réflexion le dispute à la panique, la préparation patiente de l'assaut, la sensation de ne jamais avoir assez de temps nous plongent dans des dilemmes très excitants.   [Damien]


Through the ages

Iello — 2010

Un jeu de civilisation de six heures, avec des tonnes de petites cartes et une myriade de cubes que l'on déplace précautionneusement devant soi, parce qu'il n'y a même pas de plateau principal : difficile de faire moins engageant, non ? Mais dès que l'on y goûte, impossible d'en revenir intact, tant la richesse des stratégies et des mécanismes est énorme. Pour les amateurs de gros, gros jeux de développement/civilisation, Through the Ages recompensera généreusement vos efforts d'apprentissage et le temps passé autour de la table. [Stéphane J.]


Tigre & Euphrate

Hans im Glück — 1997

[Guillaume]


Time's up

Repos Prod — 2005

[Valérie] [Benjamin]


Torres

Ravensburger

[Pascal]


Twilight imperium III

Fantasy Flight Games — 2005

[Eric]


World of Warcraft

Cryptozoic — 2007

[Yohann]

 
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